Montréal en 2012 :

10Jan12

Posted on January 10, 2012 by Chris Arsenault at iNovia Capital

Des fonds de démarrage, de capital-risque et de croissance actifs  

Voici ma courte réponse à NextMontréal qui m’a demandé mes prévisions pour Montréal en 2012. Je suis de l’avis que l’année 2012 sera de loin la meilleure pour Montréal. Plusieurs facteurs de succès clés seront mis en place pour contribuer au développement d’un écosystème pour les entreprises en démarrage plus solides, basés ici, dans la région de Montréal. L’ADN de l’entreprenariat à Montréal se répand, et pas seulement à quelques heureux élus. Je m’attends à voir une hausse du nombre de nouvelles entreprises en démarrage ainsi que l’émergence de nouveaux entrepreneurs et d’entrepreneurs (enfin) récurrents. Ce nouvel élan est dû en partie à des initiatives telles que le Festival international du Startup, le C100, la Maison Notman, AccelerateMTL, FounderFuel, CIX, une hausse du capital-risque disponible à Montréal et aussi parce que les médias commencent à s’intéresser aux entreprises en démarrage et accordent une plus grande visibilité à nos entreprises en démarrage dans le domaine de la technologie.

1. Abondance : Cette année, Montréal a des chances d’être reconnue comme un repaire nord-américain pour les entreprises en démarrage prometteuses dans le domaine de la technologie, en position côte à côte avec la ville de New York et la Silicon Valley. Nos secteurs les plus en demande seront la téléphonie mobile, le commerce électronique et les services Web pour les consommateurs et aux entreprises. Il est primordial pour nous de continuer de consolider nos relations transfrontalières et pancanadiennes et de solidifier celles qui ajoutent une valeur réelle à la création de nos entreprises technologiques en démarrage.

2. Plus de financement en démarrage : L’année 2011 s’est avérée cruciale pour Montréal. Un plus grand nombre d’entreprises du domaine de la technologie a réussi à s’attirer du financement comparativement à toutes les années de la dernière décennie, et en 2012,  un nombre encore plus important d’entreprises réussira à obtenir des capitaux d’amorçage et de démarrage. Je m’attends cependant à ce que nous soyons témoins d’un « ajustement ». Je m’explique : seulement quelques-unes des entreprises ayant obtenu des fonds de démarrage au cours des deux dernières années réussiront à obtenir des fonds au premier tour de table (Série A) ou des investissements de suivi. Ce phénomène n’est pas mauvais, puisque nous verrons aussi émerger des chefs de file ayant un plus grand potentiel pour mettre sur pied des entreprises d’envergures plus importantes.

3. Plus de capital-risque et de fonds de capital-investissement :

Le secteur du capital-risque et des fonds de capital-investissement s’améliore et nous allons entendre parler sous peu de nouveaux fonds d’investissements privés. Les investisseurs sont prêts et disposés à contribuer au développement de plus grandes entreprises locales, c’est-à-dire à encourager la croissance plutôt que de vendre trop tôt. Nous pouvons nous attendre à l’annonce de rondes de financement plus généreux ainsi qu’à une hausse de l’activité dans les rondes de financement des phases ultérieures (Séries B et C).

4. Fusions et acquisitions :

Encore cette année, nous sommes susceptibles d’être témoins d’au moins une acquisition d’une valeur de plus de 100 M$. À Montréal, nous avions l’habitude de voir une ou deux grandes acquisitions de la sorte dans le domaine de la technologie aux deux ou trois ans, mais la cadence s’accélère. Plusieurs entreprises « moins connues » du domaine de la technologie, qui ont fait prospérer leur entreprise à des revenus annuels de plusieurs millions de dollars sans capital-risque, émergeront et attireront des capitaux importants, et des acheteurs importants. Cette situation enverra un message  encore plus fort à nos amis du sud de la frontière que nous sommes capables de mettre sur pied de grandes entreprises dans le domaine de la technologie, ici, chez nous. C’est une question d’échelle, et maintenant que nous avons les capitaux, nous devons nous assurer que l’ambition de nos entrepreneurs et le talent seront au rendez-vous pour leur donner l’élan nécessaire.

5. Une nouvelle bulle :

Pour terminer, nous continuerons sans doute d’entendre parler d’une nouvelle « bulle » dans la communauté des entreprises en démarrage en Amérique du Nord. Cependant, j’ai l’impression que l’impact sera plus positif que négatif pour Montréal où il existe une plus grande sensibilisation à  la valorisation de nos entreprises, qu’ailleurs comme en Californie qui connaîtra une baisse de financement en amorçage et en démarrage.

L’année 2012 débute au même rythme effréné que l’année 2011 s’est terminée,

et Montréal est notre centre d’intérêt.

Nous espérons annoncer un nouvel investissement sous peu.



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